
Il existe une expression africaine qui signifie, en gros : « Peu importe la distance que tu parcours, n'oublie jamais le chemin du retour. » C'est une version libre, mais elle exprime une conviction qui nous tient à cœur chez NALA : rester lié à la maison. Quitter l'Afrique pour un autre continent, c'est un voyage de plusieurs milliers de kilomètres — une distance déjà considérable. Ajoutez le décalage horaire et des emplois du temps qui ne coïncident jamais, et l'on a l'impression de courir en permanence après ceux qu'on a laissés derrière soi. Aussi difficile que ce soit, entretenir ces liens est un travail qu'il faut fournir. Parce que relier le pays et la diaspora est la priorité de NALA, nous voulions partager quelques conseils pour rester proche de vos proches en Afrique.

Trouver et construire une communauté
L'un des plus grands chocs culturels pour qui s'installe en Occident, c'est le caractère individualiste de la société, comparé au mode de vie communautaire de l'Afrique. Chale, personne ne t'a envoyé. Tu es « OYO » (on your own, livré à toi-même). L'une des premières choses à faire pour rester lié au pays est donc de trouver une communauté qui a le goût de chez soi. Beaucoup vous diront que la première fois qu'ils sont sortis avec un groupe d'Africains dans leur nouveau pays a été l'un de leurs plus beaux jours. Des événements comme le Go Africa Carnival à New York — une célébration annuelle des cultures africaines, afro-américaines et caraïbéennes venues du monde entier — valent le détour. Chaque année, le carnaval réunit artistes et spectacles sur trois scènes, avec la danse, l'art, la musique et les tenues de nombreuses régions d'Afrique et des Caraïbes. Vous danserez et vibrerez comme si vous étiez avec vos amis en Afrique — ce qui, au fond, est le cas.

Si vous vivez dans une plus petite ville, vous n'aurez peut-être pas le Go Africa Carnival, mais il existe généralement d'autres événements et rassemblements africains. Rejoindre des groupes comme l'African Student Association (ASA) des universités locales est une excellente façon de rencontrer des personnes qui partagent votre héritage. Vous pouvez utiliser LinkedIn ou l'ASA pour repérer des personnes portant des noms africains dans votre ville, notamment via les universités du secteur. De même, faire partie d'une église, d'une mosquée ou d'une autre communauté religieuse est un bon moyen de rencontrer des membres des communautés africaines et caraïbéennes. Dès que vous trouvez une ou deux personnes, elles vous mèneront aux autres : et voilà, vous êtes relié à la maison.
Planifier des échanges réguliers avec ceux qui sont restés
Entretenir ses relations familiales et amicales après un départ vers un autre fuseau horaire est l'un des aspects les plus délicats de l'immigration. Selon l'endroit où vous vivez, aux États-Unis, en Europe ou ailleurs, l'écart peut aller de cinq à huit heures. Quand vous êtes au travail, votre famille termine sa journée — et inversement : trouver un créneau régulier pour se parler devient un casse-tête. Il est pourtant essentiel d'en faire une priorité, car rester en lien avec ceux qui vous aiment le plus apporte un bénéfice émotionnel et mental immense. Les jours de solitude, un appel vidéo avec vos parents, vos frères et sœurs ou vos amis peut être une échappatoire à bien des wahala.

Au moment d'organiser votre semaine, essayez de réserver un moment pour appeler vos proches, idéalement le week-end. Et les jours où l'appel prévu ne peut pas avoir lieu, envoyez au moins un message. Il est important que vos proches sachent que vous pensez constamment à eux. Cela peut changer leur journée — et la vôtre.
Envoyer de l'amour à la maison
En parlant avec votre famille, vous connaissez ses besoins et ses envies. Vous ne pouvez pas aider tout le monde pour tout, mais envoyer un soutien quand vous le pouvez est une belle façon de rester lié. Nous conseillons de fixer un budget précis pour « envoyer de l'amour à la maison » via NALA, calculé sur vos revenus mensuels et réparti selon les besoins. Ce budget peut par exemple servir à l'anniversaire de vos parents ou à soutenir la scolarité d'un frère ou d'une sœur. Comme nous proposons les meilleurs taux, vous êtes sûr que votre argent se transformera en un beau montant de nairas, de cedis ou de shillings. Tout le monde y gagne : au bout du compte, c'est toujours l'amour qui gagne.
Le musicien sud-africain Master KG le chante à sa manière : où que l'on aille, il faut se souvenir de la route qui ramène à la maison. C'est un rappel précieux de l'une des façons les plus importantes de renouer avec ses racines. Autant que possible, prévoyez de rentrer. Rien ne remplace le moment où l'on atterrit et où l'on aperçoit le panneau « Bienvenue » de l'Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie, du Nigeria, du Ghana, du Rwanda, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal ou de votre pays. Il y a une joie particulière à serrer dans ses bras ceux qu'on aime, à être présent avec eux et à savourer ces moments après une longue absence. Même si nous devons vivre loin de notre pays, nous ne sommes pas obligés d'en détacher notre cœur. Nous pouvons continuer à nourrir et à construire l'Afrique que nous voulons, et chez NALA, nous voulons accompagner chaque étape du chemin.